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Comprendre le passage de l'eustress au distress grâce à l'Intelligence Motivationnelle

  • Photo du rédacteur: Laurence Vandeventer
    Laurence Vandeventer
  • 17 juil.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 août


Pourquoi les collaborateurs perdent-ils leur engagement au travail ?

Imaginez une réunion de dix personnes.


Toutes semblent impliquées. Les échanges sont constructifs, les projets avancent et les objectifs sont atteints. Pourtant, derrière cette apparente normalité, la réalité est souvent différente.



Pourquoi les collaborateurs perdent-ils leur engagement au travail

Selon Gallup, 77 % des salariés dans le monde ne sont pas pleinement engagés dans leur travail.


Ce chiffre interpelle les dirigeants, les managers et les responsables des ressources humaines. Pourquoi tant de collaborateurs se désengagent-ils alors qu'ils continuent à accomplir leurs missions ?


La réponse ne réside pas uniquement dans la charge de travail ou les conditions de l'entreprise. Elle dépend aussi de la manière dont chacun vit la pression au quotidien.


Quand le stress stimule… avant de devenir un frein

Le stress n'est pas toujours négatif.


Dans certaines situations, il agit comme un moteur. Il favorise la concentration, stimule la créativité et aide les équipes à atteindre leurs objectifs. C'est ce que les spécialistes appellent l'eustress, un stress positif qui soutient la performance.


Cependant, lorsque cette pression s'installe durablement sans possibilité de récupération, elle peut progressivement évoluer vers le distress. Ce changement n'est généralement pas brutal. Il s'installe de façon discrète, presque invisible.



Les indicateurs de performance restent parfois satisfaisants, les délais continuent d'être respectés et les résultats semblent corrects. Pourtant, le climat de travail commence à évoluer.


Les collaborateurs échangent moins spontanément, les tensions deviennent plus fréquentes, les désaccords sont plus difficiles à gérer et chacun a le sentiment que tout devient urgent. Ce sont souvent ces signaux faibles qui annoncent une perte progressive de l'engagement.


Pourquoi les managers ne détectent-ils pas toujours cette bascule ?


Dans de nombreuses organisations, les outils de pilotage mesurent les résultats, les délais ou la productivité.



En revanche, ils permettent rarement d'identifier le moment où un collaborateur cesse d'être stimulé par la pression et commence à la subir.

C'est pourtant à cet instant précis que les risques augmentent : fatigue psychologique, désengagement, conflits, baisse de coopération ou départ silencieux.


Comprendre cette transition devient un enjeu majeur pour préserver la performance durable des équipes.


Ce que nous apprend la Reversal Theory


Les travaux du professeur Michael J. Apter, à travers la Reversal Theory, apportent un éclairage particulièrement intéressant sur cette question.


Cette théorie montre que nous changeons naturellement d'états motivationnels au cours de la journée en fonction du contexte, des émotions et des situations rencontrées.


Autrement dit, une même charge de travail ne sera pas vécue de la même manière selon l'état motivationnel dans lequel se trouve une personne.


À certains moments, elle stimulera l'énergie, l'engagement et la créativité.


À d'autres, cette même intensité pourra être perçue comme excessive, générer de la frustration ou conduire à un sentiment d'épuisement.


Ce n'est donc pas uniquement la quantité de travail qui influence les comportements, mais aussi la manière dont chacun la vit.


L'Intelligence Motivationnelle : comprendre avant que le désengagement ne s'installe


L'Intelligence Motivationnelle permet justement de reconnaître ces évolutions avant qu'elles ne deviennent visibles dans les indicateurs classiques.

Elle aide les managers à identifier les changements d'états motivationnels, à ajuster leur communication, leurs priorités ou leur mode d'accompagnement en fonction des besoins réels de leurs équipes.


Cette approche ne cherche pas à supprimer toute forme de pression. Une organisation a besoin de défis pour progresser.


L'objectif est de maintenir les collaborateurs dans une zone où la pression favorise encore l'engagement, sans franchir le seuil où elle devient contre-productive.


Le rôle du leadership dans l'engagement durable


Dans The Inner Work of LeadershipRonald Heifetz explique qu'il existe une zone de tension productive.


Une pression insuffisante freine l'innovation et la capacité d'action. À l'inverse, une pression excessive rigidifie les comportements, réduit la coopération et limite les capacités d'adaptation.


Le rôle du manager consiste donc à trouver cet équilibre et à ajuster en permanence son leadership en fonction des réactions de son équipe.

Cette capacité devient aujourd'hui une compétence essentielle pour accompagner les transformations organisationnelles.


Comment Shift Maker Solutions accompagne les organisations


Chez Shift Maker Solutions, nous aidons les dirigeants, les managers et les équipes à développer leur Intelligence Motivationnelle afin de renforcer l'engagement des collaborateurs, prévenir le désengagement et construire une performance durable.


Nos formations, nos accompagnements et les outils psychométriques DynamiKMood©, fondés sur la Reversal Theory, permettent de mieux comprendre les états motivationnels qui influencent les comportements individuels et collectifs.

Cette compréhension aide les organisations à détecter plus tôt les signaux de fragilisation, à adapter leur management et à développer une culture où la performance s'appuie sur l'engagement plutôt que sur l'épuisement.

Parce qu'une organisation performante n'est pas celle qui demande toujours plus d'efforts, mais celle qui sait reconnaître le moment où la pression cesse de faire progresser les équipes et commence à les fragiliser.


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